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par Cristina Agosti-Gherban

 

Les Enfants c’est moi, par la compagnie Tourneboulé

les enfants Une comédienne-marionnettiste, un guitariste, et une multitude d’objets. Voici ce que nous trouvons sur la scène et qui va évoluer, peu à peu, au fur et à mesure du déroulement de ce spectacle étonnant.
Car, mine de rien, ce spectacle aborde des thèmes qui ne sont pas spécialement faciles pour les enfants,
L’attachement, la séparation. Cette femme-enfant nous fera part de ses fantasmes, un monde quelquefois de petite fille, avec Bambi, grand-père qui fume la pipe et grand-mère qui est au ciel. Et cet enfant qui est le sien, sorte de prince charmant ou de rêve…
les enfantsLa manipulation de tous ces objets est féerique, ils apparaissent, disparaissent, dans un très beau travail de lumière.
Et le travail du musicien s’insère parfaitement dans l’action, passant des chansons enfantines à une ambiance plus techno.
les enfantsEh oui !, les relations adultes-enfants ne sont pas toujours simples, et les enfants dans la salle y sont sensibles, riant et s’émouvant au gré des péripéties de l’histoire.

écriture et mise en scène Marie Levavasseur

avec Amélie Roman et le musicien-comédien Tim Fromont Placenti
scénographie et construction Gaëlle Bouilly
marionnettes Julien Aillet
costumes et accessoires Mélanie Loisy
construction Aumaury Roussel et Sylvain Liagre
lumières Hervé Gary

tourneboule

Ego le cachalot et les p’tits bulots

ego ego Salle comble au Théâtre de la danse, ce dimanche venteux, pour assister au spectacle de David Delabrosse et ses musiciens.
Faisant suite à l’histoire d’Ego le cachalot, ce nouveau volet du spectacle, dont nous avons déjà chroniqué le CD, nous mènera sur la plage, prenant un air de vacances, avec la mer, le soleil, …
Au fur et à mesure du déroulement du spectacle, défileront sur la scène parasols, mouettes et autres vagues, que ce soit sous forme d’objets ou de vidéo.
Dynamique, David sait faire intervenir les enfants, les questionne, sans mièvrerie. Et les enfants répondent, participent (ainsi que parents et grands-parents) avec grand enthousiasme.
egoIls connaissent les chansons, et nombreux sont ceux qui vont s’installer devant la scène pour danser, sans excitation et avec beaucoup de bonheur.
Les musiciens Stéphane Bouvier, Samuel Chapelain et Thibaut Doray font plus qu’accompagner, ils font activement partie du spectacle, qui captive pendant 50 minutes les petits et les grands.
Un seul bémol : le niveau sonore, qui a tendance à devenir de plus en plus fort. A côté de moi une petite fille se bouchait les oreilles et sa grande mère lui dit « Il n’est pas possible de baisser le son, comme à la maison ! »
Voulons–nous voir grandir une génération de sourds ou de mal entendants, qui ne sera plus capable (ce qui arrive déjà) d’écouter le silence, un oiseau, et de l’apprécier ?

PHOTOS © Laurent Guizard

David Delabrosse (chant, ukulele, guitare)
et les musiciens
Stéphane Bouvier (basse, clarinette),
Samuel Chapelain (claviers, guitare, trombone)
et Thibaut Doray (batterie)

site : egolecachalot

A partir de 3 ans

Musiques entre deux guerres, années folles, années de crise

par Martine Dudragne

deux guerres deux guerres Dans le petit théâtre de l’Ile Saint Louis Paul Rey, j’ai découvert un quatuor qui vous ravit les oreilles, durant 1h15 autour d’œuvres de musique dites « légères » de l’entre deux guerres.
Le Trio Kantara, Violon (Christiane Roman), Clarinette (Sida Bessaih) et Piano (Florence Jacquin-Ribot), adjoint d'une Contrebasse avec Michel FOUQUET nous entraîne dans l’ambiance particulière de ses années où la population a soif de légèreté, d’insouciance.
Les musiciens, habillés à la mode des années 20 commentent, jouent, interprètent brillamment, arrangent des œuvres connues ou inconnues de compositeurs oubliés qui ont fait les belles heures de cette époque.
Après la première guerre mondiale, Paris connaît une grande période d’effervescence et de libération qui résonnent comme une parenthèse enchantée, « les Années Folles ».
La Grande Depression des années 1930, va mettre fin à cette période d’insouciance.
Pour divertir et faire oublier la crise, les orchestres de brasserie reprenaient à leur compte
Les tubes célèbres, classiques, tangos, tziganes, jazz, foxtrot, et autres que diffusait la TSF, pour le plus grand plaisir des auditeurs et danseurs.

Œuvres de Francis POPY, Kurt WEILL, YOUKALI, Sholom SECUNDA, Roberto FIRPO, Genaro MONREAL, Mario SASSELLI" deux guerres
Nous passons un moment délicieux, hors du temps, transportés dans un élan parfois joyeux parfois nostalgique
Ne manquez pas de les découvrir !!

Monsieur le vent, par la compagnie Les trois chardons

Spectacle pour un comédien et six marionnettes.

mr vent mr vent Nous aimons particulièrement le théâtre La cachette, niché dans une jolie cour du treizième arrondissement de Paris.
Ce jour de vacances la salle est remplie d’un public d’enfants, certains très jeunes, mais non moins enthousiastes, et de beaucoup de grands-parents.
Dès les premiers mots le comédien attrape son public qui répond au quart du tour avec un enthousiasme débordant.
Connaissez-vous Monsieur le vent ?
Et le voilà parti dans une jolie histoire qui parle de comment va-t-il aider une petite fille qui était retenue dans sa maison par des épais nuages.
Il va la délivrer, aidé pour cela par les enfants enthousiastes, qui vont souffler et surtout chanter la mélodie du vent, et faire les gestes correspondants.

mr ventIl faut aussi affronter les méchants dindons, mais le vent et les enfants y réussissent admirablement.
La salle est calme ou électrique selon les moments. Un petit garçon d’environ deux ans, assis à côté de moi, gémissait au début du spectacle : « J’ai peur », mais dès que Monsieur le vent est arrivé, sa peur s’est envolée et il a participé aussi fort que les plus grands.
Le comédien (nous regrettons que son nom n’apparaisse pas dans le programme) sait mener l’histoire et le public de main de maître.
En sortant du spectacle, sur la route du retour, la chanson du vent était bien présente !

Jusqu’au 19 mars.

Site : lacachette

Deux spectacles de la Compagnie Auriculaire à l’Atelier de la Bonne graine.

DOM DO DOM !

spectacle de conte, dessins et ombres, à partir du conte hongrois d'Ervin Lázár

do do dom do do dom C’est l’histoire d’un chat qui a comme travail d’aller chercher les gens tristes et de les ramener dans la forêt Maboule au carré, lieu de toutes les libertés. On trouvera, entre autres, l’ours Dom do Dom, qui ne sait dire que son nom, mais que tout le monde comprend.
L’originalité de ce spectacle est sa mise en scène, dans laquelle la comédienne raconte, jouant avec des personnages en papier découpé, ainsi qu’avec des ombres. Les animaux apparaissent et disparaissent derrière une toile peinte qui occupe le fond du plateau.
La musique accompagne et donne plus d’épaisseur à l’histoire, jouée sur scène sur une platine avec des disques vinyle. Grande curiosité pour les enfants de notre époque. « C’est quoi ? » demandaient certains enfants.

do do domBien que ce conte s’adresse à des enfants à partir de 6 ans, qui seront plus à même de comprendre sa portée philosophique, nous avons assisté à une représentation où le public était composé d’enfants de maternelle.
Mais, même si peut-être ils n’ont pas compris tous les enjeux, ils étaient sous le charme et retiendront que même si l’on ne parle pas on peut être plein de richesses, que l’on peut partager la tristesse et la transformer en quelque chose de positif.

Mise en scène Isabelle Hazaël
Scénographie Karine Lémery
Musique Csaba Palotaï
Bruitages Laure Arto
Chorégraphie Edith Christoph
Lumière Julien Bony

Avec Isabelle Hazaël et Karine Lémery

A l’atelier de la bonne graine, 16 Passage de la Bonne Graine, 75011 Paris
Du samedi 4 février au dimanche 19 février, tous les jours à 15h

Pour voir des extraits : vimeo

La naissance du carnaval

Fable pour valise et marionnettes

do do dom do do dom Ou comment vaincre la mort, ajouterions-nous.
Car c’est l’histoire d’une petite vieille, pêcheuse de crevettes à Boulogne-sur-Mer, qui reçoit un soir la visite de la mort, qui veut l’emporter.
Pour gagner du temps, la dame lui offre une soupe, que la mort semble apprécier fortement. Et lui donne un répit de cinq jours, car elle lui promet de lui faire encore de la soupe.
Philippine (tel est le nom de notre héroïne) part à la rencontre de ses amies pour leur dire au revoir, et tout à coup elle conçoit un plan.
Elles vont ensemble, avec les femmes des marins, organiser une grande fête costumée, et pour pouvoir la faire sollicitent l’aide d’un riche armateur, utilisant des arguments bien revendicatifs.
C’est comme cela que naît le carnaval où, l’espace d’une nuit, pauvres et riches s’amusent ensemble.
Et c’est à ce moment-là que la mort apparaît, pour prendre Philippine, qu’elle ne trouve pas. La mort est prise pour un carnavalier, malmenée à tel point qu’elle perd sa tête et donc, la vie.
Ce qui sauve la vie à Philippine.
Pour combien de temps ? L’histoire ne le dit pas…
Racontant avec une grande émotion, la conteuse nous tient, petits et grands, en haleine.
Elle se sert d’un décor fort astucieux, composé d’une valise qui s’ouvre, se plie et se déplie, faisant voir différents endroits. La chambre de Philippine, la maison de l’armateur, la mer… tout minutieusement agencé.
Les personnages, poupées de tailles différentes, qui apparaissent et disparaissent grâce à l’énergie et à la souplesse de la conteuse, mènent le spectateur des lieux fort intimes à la place où se tient le bal, passant des moments de grande douceur à d’autres, comme lors de la fête, à un paroxysme d’émotions.
L’injustice, la pauvreté, la solidarité, sont en toile de fond de cette histoire où l’angoisse de la mort pourrait nous envahir mais qui, grâce à un traitement fort intelligent et sensible, nous donne aussi de l’espoir. do do dom

Tout public à partir de 5 ans

Texte, mise en scène et musiques : Nicolas Ducron
Valise, marionnettes et masques :  Martha Roméro
Lumière : François Vallée
Régie : Macha Iordanoff
Interprète:  Isabelle Hazaël

A l’atelier de la bonne graine, 16 Passage de la Bonne Graine, 75011 Paris
Du samedi 4 février au dimanche 19 février, tous les jours à 17h

Pour voir des extraits : vimeo

Quand les couleurs s’en mêlent

par Catherine Fontaine et Marie Bazin

couleurs couleurs Quand les chansons nous font voir des couleurs et les peintures nous mènent vers les rives du son, cela veut dire que nous sommes bien arrivés au spectacle de Catherine et Marie.
Car à partir des mots des chansons, le public pourra voir le soleil, l’horizon, se faire son propre tableau, au gré de son imagination.
Imagination qui est aidée aussi par le fait que sur la scène les artistes ont installé l’atelier du peintre.
Atelier dans lequel Catherine, plus statique, chante et joue de la guitare, pendant que Marie, peintre de profession, peint avec les sons, et le fait fort bien.
Elle manie des percussions variées avec une très grande aisance et musicalité, donnant de la couleur aux belles chansons composées par Catherine, avec des textes fins, qui parlent aux enfants sans jamais tomber dans l’infantilisme.
Et quand elles chantent en duo, l’harmonie est parfaite.
Mais…puisqu’il y a beaucoup d’enfants dans cette salle de spectacles de Courbevoie, ils vont chanter ensemble !
Les artistes savent très bien faire réagir ce public extrêmement enthousiaste et réceptif, en leur proposant soit des gestes pour accompagner les chansons, soit d’apprendre un refrain, soit d’intervenir vocalement de temps en temps, ce que les enfants réussissent très bien.
Et pour prolonger le plaisir, ils pourront écouter le livre/CD que nous avons chroniqué dès sa sortie, il y a quelque temps.
Mais…ils en connaissent déjà, car sur le chemin du retour à l’école, je les entends chanter une chanson du spectacle…
C’était trop bien ! dit une petite fille. Est-ce que l’on pourra revenir ?

Photos : Caroline Paux

Site : chansonjeunepublic

SOLVO, par le Cirque Bouffon

ou comment lutter contre l’envahissement de notre univers par le papier et l’information

solvo Dans la salle pleine à craquer du Théâtre des Champs-Elysées, était présenté ce spectacle, dans le cadre des dimanches musicaux.
Sur scène un amoncellement de papiers journaux. Des formes émergent, et peu à peu elles prennent forme.
Des musiciens, des acrobates, des jongleurs, proposeront, pendant une heure, un mélange de poésie, humour fin et douceur.
Car le propre du Cirque Bouffon est de mêler musique et arts du cirque, mais aussi un travail en groupe, proche du jeu d’acteur, dans la tradition du nouveau cirque.
La musique est de qualité, loin des stéréotypes de la musique de cirque, servie par de très bons musiciens, qui peuvent faire plus que jouer de leur instrument. La mise en scène, très créative, permet de passer d’une ambiance à une autre avec facilité. Les jongleurs, les acrobates, font preuve d’une grande écoute, avec une aisance corporelle et une légèreté qui mènent le spectateur dans un monde de poésie et de beauté.
Même les moments drôles sont tout en finesse, notamment le numéro de clown, très loin des clowns traditionnels, qui nous amène de surprise en surprise.
Comme dit son créateur, ancien du Cirque du Soleil leur but est de « ralentir le temps et caresser le cœur des gens ».
Un vrai enchantement !

solvo solvo

Frédéric Zipperlin, metteur en scène et jongleur
Anja Krips, chanteuse et bolas argentines
Tilo Schreieck, création lumières
Sergej Sweschinskij, contrebassiste
Adam Tomaszewski, xylophone et percussions
Roudik Iakhine, accordéon
Goos Meeuwsen
Helena Bittencourt, clowns
Evgeny Pimonenko, jongleur
Linda Sander, voltige aérienne
Nataliya Nebrat
La Main S’affaire, acrobates

Sur youtube: trailer SOLVO , cirque Bouffon SOLVO

L’Homme aux Loups 

d’après le conte d’Anne Jonas

Conte musical et théâtre d’ombres | Tout public | Dès 7 ans |

homme aux loups homme aux loups Par un après-midi glacial, nous voilà dans une jolie salle à Levallois-Perret pour voir et entendre cette histoire, à la fois belle et triste, comme il est souvent le cas dans les contes.
Trois interprètes se partagent les rôles, plusieurs rôles, avec une très grande aisance.
Le tout ponctué par les apparitions, disparitions derrière l’écran qui tient lieu de décor et où apparaissent, comme par enchantement, des ombres délicates.
Une histoire qui passe du bonheur à la malédiction, qui mène le roi au désespoir et le fera devenir méchant tout en s’entourant de loups.
La performance de Xavier Clion, aussi crédible en roi gai et heureux que lorsqu’il joue l’homme cruel et désabusé, donne l’illusion de deux acteurs distincts. Son jeu avec sa cape parsemée des yeux des loups est saisissant.
Béatrice Vincent campe plusieurs personnages, très divers, avec un grand bonheur. Elle passe avec aisance de la douce reine au messager fier et dur ou à la gentille nourrice, entre autres.
En ce qui concerne Elisabeth Urlic, elle sait trouver, avec son violoncelle, des musiques qui accompagnent et soulignent la trame de l’histoire, tout en jouant avec simplicité et efficacité le rôle de conteuse.
Mais n’oublions pas un autre personnage, qui est le théâtre d’ombres, ombres féériques qui se mêlent au récit et en font partie.
Malgré le fait que la pièce est a priori pour les enfants à partir de 7 ans, les spectateurs, ce jour-là, étaient majoritairement plus jeunes.
Mais cela ne les a pas empêchés de suivre, dans un silence meublé d’expectatives, les différentes péripéties de l’histoire.
« C’était beau, mais j’ai un peu pleuré » dit un petit garçon assis à côté de moi, à son copain.
Il ne devait pas être le seul !

Site : chameau93

MIRAVELLA, par la Compagnie Act2

miravella miravella miravella La jolie salle du Théâtre des Sablons, à Neuilly-sur-Seine, semble vide… mais, en fait, elle est occupée par de tout-petits qui ne dépassent pas le dossier des fauteuils.
Malgré ce jeune âge, le public suivra, avec une étonnante attention, ce spectacle qui est loin d’être un spectacle facile.
Au départ, les danseurs sont enfermés dans de grands ballons dans lesquels ils bougent doucement, les faisant ainsi se déplacer sur le plateau. Spectacle onirique, d’une très grande beauté.
Peu à peu les corps sortiront de cette boule, ils « naîtront » et commenceront à bouger, à ramper, à tourner, évoluant comme les premières expressions de la vie sur terre.
Il y aura des rencontres, tendres ou plus énergiques, et tout un univers animal défilera devant nos yeux, sans dire son nom. C’est l’imaginaire du spectateur qui sera mis en œuvre.
Avec MIRAVELLA, son deuxième opus jeune public, Catherine Dreyfus montre qu’il est possible de construire des spectacles d’une grande lenteur, avec une musique douce, et retenir l’attention des petits et des grands. Et non seulement de retenir l’attention, mais de les amener sur les chemins du rêve, de la poésie et de l’imaginaire.

Crédit photo Alexandra Jitariuc Hervé Boutet

Distribution

Chorégraphie : Catherine Dreyfus en collaboration avec les interprètes
Interprétation : Gaétan Jamard, Martin Grandperret et Catherine Dreyfus
Lumières : Arnaud Poumarat
Musique : Stéphane Scott
Scénographie : Marilyne Lafay
Costumes : Anne Yarmola et Nathalie Saulnier

Site : mabellesaison

Atu et Atoi, par la CieDanSesPieds

Spectacle de chant et claquettes à partir de 5 ans

atu atu Sur scène une dame promène, à la place d’un chien, un petit chariot à roulettes dans lequel est posée une paire de chaussures. Image assez surréaliste.
Lui, a une guitare installée sur une drôle de structure. Il en joue de temps en temps.
Peu à peu, les deux personnages vont se rencontrer et se mettre a jouer ensemble. Elle fera des claquettes, lui jouera de sa guitare, chantera, pour finir dans des duos, quelques fois endiablés, mais souvent aussi très tendres.
Percussions corporelles, jeux d’imitation espiègles (nous regrettons qu’ils ne les fassent durer un peu plus) tous les ingrédients sont là pour charmer le public, dont les enfants qui suivent les aventures avec passion, en riant souvent aux éclats.

Duo : Nathalie Ardilliez (Claquettes et chant), François Puyalto (Chant et basse électrique)

Mise en scène : Nathalie Ansquer.

Site: gommette

KAMCHATKA Opéra de chambre

Musique Daniel D'Adamo
Livret Marcelo Figueras

Une création de l’ensemble Almaviva,

à partir de 8 ans

kamchatka kamchatkaArgentine, mars 1976. Le coup d’état sanglant vu à travers les yeux d’un enfant de 10 ans, qui doit quitter sa maison, se cacher, fuir… et être séparé de ses parents.
Conçu à partir du roman éponyme de Marcelo Figueras, ce spectacle musical réunit trois chanteurs et quatre formidables musiciens de l’ensemble Almaviva, à l’origine du projet.
Le personnage central est donc un enfant …ou un adulte qui se souvient, et le spectateur est immergé dans ce cadre de va et vient entre action, souvenirs, enveloppé par les projections d’images, sorte de décor changeant qui ajoute une touche à cette ambiance onirique. La musique, composée par le compositeur argentin Daniel D’Adamo, qui a étudié et vit à Paris, alterne des moments d’une grande intensité dramatique et d’autres très lyriques, d’une grande douceur. Les quatre musiciens sont très soudés, avec une grande écoute et empathie avec les chanteurs, qui alternent texte parlé et chanté.
Une mise en scène sobre et ingénieuse intègre de temps en temps les musiciens.
Evitant le piège du sentimentalisme facile, le spectateur est profondément touché par ce récit douloureux qui fait partie d’une période sombre de l’histoire argentine, mais qui a, hélas, une dimension universelle.
Poignant !
Le spectacle a été créée au CETC du Théâtre Colon de Buenos Aires an mois de novemebre 2016

Ezequiel Spucches piano et direction musicale
Maxime Echardour percussions
Ivan Solano clarinette
Elisa Huteau violoncelle
Johanne Cassar soprano
Julien Clément baryton
Fabien Hyon ténor
Marc Baylet-Delperier scénographie, lumières et vidéo
Marc Baylet-Delperier Mise en scène

Au théâtre Dunois, jusqu’au 15 janvier

Site: ensemblealmaviva

Sérénade pour pianiste inachevé, Xavier Ferran

Solo musical et burlesque à partir de 8 ans

ferran Xavier Ferran nous a habitués à ses spectacles en duo avec son piano. Car, à chaque fois, le piano joue un rôle prépondérant.
Depuis son premier spectacle, dans lequel il démonte consciencieusement le piano pièce par pièce, tout en jouant, jusqu’à celui-ci, où il lutte avec son angoisse pour pouvoir le maîtriser, car l’instrument ne se laisse pas faire facilement, Xavier Ferran a parcouru une longue route.
L’artiste passe par toutes les étapes, de la colère au désespoir, de l’espièglerie à la tristesse. Mais, à chaque fois, il réussit à sortir des sons étonnants de cet instrument. Car, une des principales qualités de ce musicien, est son écoute du son. Il est complètement dans le son, et arrive à en tirer une grande diversité, que ce soit des percussions, qu’il domine avec beaucoup de raffinement et de musicalité, ou d’autres explorations sonores. La remarquable danse des boulons hypnotise le public.
Peu à peu l’angoisse du pianiste monte, le piano lui joue des tours et est peu à peu démantibulé, les habits du pianiste se déchirent. Mais…ouf ! à la fin du spectacle il finit par arriver à jouer son morceau d’un bout à l’autre.

ferran

youtube

Alice,

par la compagnie de danse néerlandaise de Stilte
Spectacle chorégraphique à partir de 6 ans

alice

Nous les avions vus l’année dernière dans Flying Cow , au théâtre Dunois, et étions enthousiastes.
Nous étions curieux de voir la création d’Alice, d’après Alice au pays des merveilles de Lewis Carroll, à l’Opéra Bastille, et nous n’avons pas été déçus.
Un spectacle dans lequel l’imaginaire, la poésie et l’inventivité sont les principales qualités.
Un début délicieux, avec les quatre personnages qui constituent une barque qui avance, et qui nous emmènera dans un univers onirique fait de douceur, mais aussi de peur et de violence.
Les animaux (lapin, chenille, souris, chat) sont personnifiés avec drôlerie et beauté.
Le décor, avec ses portes de différentes tailles, lieu de poursuites, de cache-cache et autres espiègleries, ainsi qu’une porte tournante pour passer de l’autre côté du miroir, est fort ingénieux, et arrive à se refermer sur lui, comme une cage.
Ces portes nous rappellent qu’Alice rapetisse et grandit au gré des aventures.
Les danseurs, dans des solos, duos, trios, font preuve d’une grande maîtrise, mais aussi de beaucoup de grâce et d’inventivité. Nous sommes toujours captivés par leurs évolutions, mais aussi par le travail du son : jeux avec des tôles frappés, de très belles sanzas dans des moments doux et lyriques, de magnifiques percussions africaines.
Et que dire de la lumière, utilisée magistralement comme un élément du décor.
Les jeux d’ombres, la poésie des lampes qui s’allument, l’apparition d’un jardin féérique…
Nous sommes bien au pays des merveilles, et nous sortons émerveillés

alice

alice

Crédits photos : Hans Gerritsen

chorégraphie: Jack Timmermans
décor: Bart Mostart, Martijn Hohmann, Bert Vogels
musique: Timothy van der Holst
costumes: Rianne de Witte
régie lumière: Uri Rapaport danse: Viviana Fabiano, Donna Scholten, Mirella de Almeida Castagna, Alex Havadi-Nagy

Prochaine représentation
Mercredi 11 janvier à 19.30 h
Scène Nationale d'Albi, Albi sn-albi

Sites : destilte youtube

ALIBI,

Spectacle de danse à partir de 6 ans par le Théâtre de l’E.V.N.I (Esprit volant non identifié)

alibi alibi alibi alibiSur la scène du théâtre Dunois, une femme fait des bateaux en papier qu’elle enferme dans une valise.
Un homme vêtu d’un costume gris prend la valise et s’en va, il est pressé. Mais, en même temps, on entend ses pensées. Il fait chaud, il déboutonne sa veste, ça va mieux.
Il se couche sur l’herbe et y est rejoint par une femme, habillée exactement comme lui, sauf qu’elle porte des chaussures rouges.
Femme ombre, les deux personnages se suivent, dans une parfaite synchronie, dans des mouvements qui poussent l’homme à sortir de lui-même.
Peu à peu les corps s’entremêlent, les chaussures changent de pied et, par moments, les deux personnages n’en font qu’un.
Le tout se passe dans une ambiance de grand calme, de lenteur, une lenteur habitée qui amène le spectateur de surprise en surprise. Nous sommes happés par la poésie du geste.

Crédits photos : Valérie Burton, Philippe Jolet

Fujio Ishimaru et Sophie Leso danse
Nicolas Arnould, Tom Waits et Sigur Rós musique
Christian Halkin lumières et régie

Groméo et Fluette, par les Danglefou

Clown et cinéma avec échappées de marionnettes

Pour tout public à partir de 3 ans

gromeo gromeo Dans la petite et chaleureuse salle de l’Atelier de la bonne graine, à Paris, le charme nous attend dès notre entrée. Sur un vaste écran, un décor joyeux et coloré nous accueille. Ce sera le décor du début de cette histoire d’amour entre deux jeunes : Groméo et Fluette.
Mais l’histoire n’est pas arrêtée dès le départ, car en avant-scène une comédienne-clown essaye de l’écrire. L’histoire se met en place peu à peu.
Pour leur malheur, ces deux jeunes sont issus de familles diamétralement opposées.
Les Gromi, aiment la fête, sont des bons vivants, adorent manger et ont des formes plantureuses.
Les Fluet, par contre, aiment la nature, la respectent, mangent sainement, font de l’exercice.
Et ce qui devait arriver arriva. Les deux familles se détestent et ne veulent pas de l’amour des enfants. (On dirait du Shakespeare, dit quelqu’un en aparté).
Au fur et à mesure que la clown raconte, le film s’anime avec les personnages, dans de magnifiques décors. Notre conteuse fera des allers-retours entre le film et la réalité, avec une époustouflante synchronisation. Nous sommes éblouis de la voir courir, disparaître derrière l’écran pour apparaître sur le film et l’inverse, le tout dans une folle cavalcade. Car au-delà de ce poème de couleurs et de formes se cache un grand professionnalisme.
Et nous sommes aussi éblouis par le lien entre le texte et la musique, très bien choisie, et la beauté de ces « poupées », qui sautent de l’écran à la scène avec une grande facilité.
Une très bonne idée est de proposer, à la fin du spectacle, le  « making off », qui permet de prendre conscience du fait que ces poupées sont de vraies marionnettes, manipulées par des êtres humains qui se trouvent sous ou derrière le décor, et qui s’amusent en dépensant une énergie folle.
Ne ratez pas ce spectacle de grande qualité, originalité et poésie.gromeo

Clown : Kham-Lhane Phu
Mise en scène et vidéo : Serge Dangleterre
Arrangements musicaux : Guillaume Wilmot
Musiques : Gounod, Mendelssohn, Bizet, Bach, Rimski-Korsakov, Schubert, Beethoven, Khatchatourian, Liszt, Prokofiev, Offenbach, Rameau, Haendel, Ravel, Chopin, Verdi, Wagner, Albinoni, Grieg, Stravinsky…
Décor et marionnettes : Kham-Lhane Phu
Fabrication des marionnettes : Martine Gautier
Construction décor : Christian Jutan
Manipulatrices vidéo : Aurélie Bapst, Martine Gautier, Mariette Kern, Kham-Lhane Phu, Céline Piscioneri
Aide à la production : Virginie Parmentier

Une production des Danglefou
soutenue par La Cale/Aserc (Cognac), l’Atelier de la Bonne Graine (Paris), la MDC (Gennevilliers) et le département de la Charente Maritime
Site gromeo-et-fluette
à Paris Atelier de la Bonne Graine -16, passage de la Bonne Graine.

Jusqu’au lundi 2 janvier 2017 à 15h À Gennevilliers
Maison du Développement Culturel - 16 rue julien Mocquard - 92230 Gennevilliers
Mercredi 1er février 2017 - deux représentations
Jeudi 2 février 2017 - deux représentations
Vendredi 3 février 2017 - deux représentations
Lundi 6 février 2017 - deux représentations
Juillet 2017 Collège de la Salle - Avignon

ssun-bôshi - le petit poucet du Japon (kamishibaï)

boshi

Dans la jolie et lumineuse salle de réception de la Maison de la Culture du Japon à Paris, nous avons assisté à ce délicat spectacle de kamishibai – sorte de « petit théâtre » japonais, dans lequel l’histoire est racontée par un conteur à l’aide de planches illustrées.
Lors de cette après-midi la conteuse, Hiromi Asai, racontait une histoire qui rappelle celle du Petit Poucet.
Avec une voix douce et mélodieuse, elle a agrémenté le récit par la subtile manipulation des planches, illustrées avec finesse par David Chamalet et Aya Roppongi-Vecile, et par des touches sonores et une envolée de petites fleurs.
Le public, enfants comme adultes, était captivé par la poésie de ce spectacle dont il n’a pas perdu une miette.

boshi
boshi

Mercredi 30 novembre 15h, 16h L’aventure d’Issun-bôshi, le Petit Poucet japonais
Un vieux couple réussit enfin à avoir un bébé. Mais leur garçon est minuscule, à peine 3 cm de haut. Des années plus tard, il décide de monter à la capitale pour devenir un samouraï. Il voyage en naviguant à bord d’un bol, et une aiguille en guise d’épée.

Site : hiromiasai

Farces et attrapes

Conte musical à partir de 5 ans.

farces

Dans le Théâtre de l’Atelier tout rénové, nous avons assisté à ce joli conte musical, dans lequel la musique est très présente.
Effectivement, sur scène un quatuor à cordes joue, intervient quelquefois, s’intègre dans le jeu des acteurs.
Les deux comédiens interprètent les 6 personnages, donnant à chacun d’entre eux leur personnalité propre. Nous les voyons changer de costume sur scène, mais ceci n’empêche pas de croire à leur diversité, tant ils réussissent à bien donner les caractéristiques de chacun.

La sorcière, la princesse, la fée, même si interprétées par la même comédienne, sont différentes l’une de l’autre et de même pour le roi, le prince et Sacapoux.
L’histoire, qui commence comme une histoire classique, avec mauvais sort jeté par la sorcière, obligation de la princesse de se marier avec le prince pour éviter la funeste menace d’avoir le royaume englouti par les eaux, etc., etc., ne suit pas du tout le chemin imaginé, car la princesse, loin d’être obéissante, décide qu’elle veut vivre sa vie et découvrir le monde, et en aucun cas se marier avec le prince. Et… la malédiction n’a pas lieu !
Joué avec beaucoup d’entrain, le texte recèle de moments drôles qui font rire les enfants, enfants qui d’ailleurs, ne perdent pas une miette de l’histoire.

farces

Il reste encore une date au Théâtre de l’Atelier, profitez-en. Samedi 3 décembre à 11h et à 14h.

Auteur compositeur / Jeanne Plante
Comédiens Chanteurs :
Jean-Marc Bihour & Jeanne Plante
Quatuor à cordes / Mathias Levy, Miwa Rosso, Johan Renard, Sophie Dutoit.
Direction musicale et arrangements / Fabrice Ravel Chapuis
Mise en scène : Patrice Thibaud

Ce spectacle est aussi un livre/CD qui a reçu le coup de cœur de l’Académie Charles Cros.
Site: jeanne-plante

WAX

Création théâtrale par le Théâtre Jeune Public de Strasbourg

(A partir de 3 ans)

Il y avait une foule de classes maternelles au théâtre Dunois pour assister à un spectacle plein de surprises.

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Car sur le plateau la comédienne verse un liquide chaud (c’est de l’eau chaude ? disent les enfants ) qui visiblement ne l’est pas, car par un jeu dans l’espace, le sol se soulève et le liquide devient une sorte de tableau, comme une tache.
S’ensuit tout un jeu avec cette matière étonnante (c’est en fait de la cire) que Justine, la comédienne, transforme en une ribambelle de figurines, pas toujours dociles.
Elles plient, collent, se déchirent, au désespoir de Justine et pour le grand bonheur des enfants qui rient aux éclats.
A la fin du spectacle les enfants sont invités à toucher cette forme informe, et nous ne résistons pas non plus !


Justine Macadoux jeu
Mathias Baudry espace et matières
Morgan Daguenet son
Fanny Bruschi lumières
Alice Laloy, Anne Ayçoberry et Christophe Le Blay collaborations artistiques
Thomas Fehr et Christian Rachner technique

Jusqu’au 27 novembre TJP - CDN d'Alsace Strasbourg

Théâtre Dunois theatredunois

HOLA L’EAU LA

spectacle musical, par la Compagnie "A tirelarigot"

hola eau Beaucoup de poussettes doubles et triples attendaient devant la porte de l’espace citoyen, maison de la Bièvre, à Arcueil.
Car il y avait là un spectacle spécialement dédié aux petits entre 0 et 3 ans. Je ne pense pas avoir vu des nourrissons, mais il y avait bien quelques bébés de 3 ou 4 mois.

hola eau Sur scène, plein d’objets étonnants.

Et quand la conteuse commence à faire des sons, les quelques pleurs de bébés s’arrêtent. Nous sommes tous fascinés par ces sons, étranges, qui sont tous produits avec de l’eau. Avec plus ou moins d’artifices, ils sont là, faisant parler le cochon qui veut se baigner, la poule et le canard qui soutiennent que les cochons ne se baignent pas, et ainsi de suite.

Que ce soit l’histoire ou des jeux de doigts, les enfants sont captivés, car l’artiste sait raconter, chanter et faire participer les enfants ….et leurs nounous (c’était une séance pour les enfants du Relais d’assistantes maternelles).
hola eauEt quand l’attention commence à s’émousser, Christine Laveder a encore une surprise dans son sac, comme cette féerie de bulles d’eau qui volent dans un grand ah ! du public, ou la danse de la méduse.
Un spectacle poétique, que vous pourrez retrouver, faute de pouvoir le voir, ou pour prolonger le spectacle, sur le CD du même nom.

Christine Laveder chanteuse conteuse et musicienne
Jean-Marie Jobard mise en scène et création lumières
Henri Ogier instruments sonores aquatiques
Sophie Catelot costume et scénographie

atirelarigot

LA CONFERENCE DES CHIENS
par la Compagnie Théâtre Inutile

Texte Kossi Efoui

conférence chiens

Nous avons vu au théâtre Dunois ce spectacle destiné aux enfants à partir de 8 ans, quoique lors de ma présence le public était composé majoritairement d’adultes.
Car, et c’est l’une des qualités de ce spectacle, il peut toucher un large public, des enfants aux adultes, avec un égal bonheur.
C’est l’histoire d’un enfant qui est recueilli par une meute de chiens, le sauvant ainsi des malheurs de la guerre, guerre que la meute avait fui.
Ils élèvent l’enfant en lui apprenant la lecture, l’écriture, le chant…et surtout la gentillesse et la tolérance.
L’histoire est racontée, mimée, jouée, avec des supports divers et une grande économie de moyens qui font son charme.
Un grand parallélépipède sert de cachette, de castelet, est déplacé selon les besoins de l’histoire. Des marionnettes, originales, des masques et un époustouflant jeu d’ombres chinoises, d’une grande délicatesse, donnent au récit, dont le ton est la douceur, un rythme changeant.
Et à travers les récits des différents animaux s’ouvre au spectateur un monde de réflexion et de poésie.
L’enfant, une fois revenu chez les hommes, devra trouver la façon de s’intégrer et d’intégrer la leçon d’humanité qui lui ont apporté les animaux.
Et nous voyons ainsi que le théâtre, comme tous les arts, est loin d’être inutile !

conférence chiens conférence chiens conférence chiens

photos Mickael Troivaux

Angeline Bouille, Ludovic Darras etPhilippe Rodriguez-Jorda jeu
Antoine Vasseur scénographie
Karine Dumont musique
Norbert Choquet marionnettes
Marie Ampe costumes
Franck Besson lumières
Benoît Moritz son
Bif régie plateau
Vincent Lewandovski régie générale et régie son
Marie Boussat régie lumière

Cie Théâtre Inutile theatre-inutile.com

Galou le berger, spectacle conçu par Jean-Pierre Idate

galou Dans la salle du Théâtre la Cachette, la Compagnie des trois chardons présente cette histoire devant un public composé d’enfants très jeunes et bien enthousiastes.
C’est l’histoire de Galou qui rêve depuis toujours de devenir berger, pour vivre dans la montagne et, comme tout berger qui se respecte, jouer de la flûte.
Sur sa route il trouve un petit mouton qui a perdu son troupeau. Galou lui promet de l’y amener, mais se met à jouer avec lui et la nuit tombe. La nuit, avec ses ombres qui suscitent la peur. Mais aussi avec le Berger des étoiles qui lui apprend des airs de flûte pour les repousser.
Galou est joué tour à tour par une comédienne et par une marionnette qu’elle manipule. Et pendant tout le spectacle il y a un aller-retour entre marionnettes et personnages de taille réelle (joués par la seule comédienne).
Les petits spectateurs participent avec joie pour repousser les ombres et apprennent à chanter les aires de flûte, pour plus d’efficacité.
Et quand le jour se lèvera, Galou pourra poursuivre son chemin et amener le petit mouton rejoindre son troupeau, accompagné par nos petits spectateurs enthousiastes. galou

(Pour les enfants entre 2 et 8 ans)

Site : lacachette

Zut, Y’a un Bug 

Mercredi après midi au Centre Barbara à Paris 18ème

zutLa salle est bien remplie d’un public jeune, même très jeune, avec de nombreux parents.
Le trio propose, avec beaucoup d’humour et de dynamisme, des chansons qui sont proches de l’univers des enfants (une petite sœur embêtante, un caillou dans la chaussure), et bien d’autres thèmes qui peuvent agacer les enfants, (et les adultes).
Le spectacle commence mal. Un chanteur est en retard, car sa petite sœur (encore elle) lui a caché les chaussures, et ensuite les instruments ne marchent pas (il faut appuyer sur le bouton vert, dit un enfant malin). Bref, des problèmes.
Les chansons sont sympathiques, et les musiciens jouent avec entrain.
Nous trouvons que la sono est trop forte (à côté de moi des enfants se bouchent les oreilles) et c’est bien dommage, car cela empêche de bien comprendre les textes.
Quand les musiciens jouent en acoustique nous avons des moments d’une grande poésie, comme dans la chanson "Les poux", drôle, dans laquelle les voix s’entremêlent avec des percussions sur les baffles, complétées par des batteurs à œufs. Succès assuré et rires délicieux. Ou dans la chambre, notre préférée, à l’univers doux et en même temps très réaliste.
Les musiciens sollicitent le public, qui participe de bon cœur, autant les parents que les enfants.
Des jolis moments d’onomatopées, et un passage humoristique imitant une émission de jeux, très réussie, complètent ce spectacle qui a fait le bonheur des petits et des grands. zut

Francis Médoc : Chant, guitares électrique et acoustique, ukulélé, grosse caisse
Philippe Marsal : Chant, guitare, percussions
Frédéric Durieux : Chant, accordéon, clavier, harmonica, trompette

Prochaines dates:

FGO Barbara (Paris 18ème) le dimanche 30 octobre 14h30
06/11/16 - Centre Culturel René d'Anjou- Baugé-en-Anjou (49)
Du 28/11 au 03/12/16 - Chatte (38)
04/12/16 - Saint-Etienne (42)
10/12/16 - Quai 3 - Le Pecq (78)
Du 12 au 16/12/16 - Théâtre Simone Signoret - Conflans-Saint-Honorine (78)
20/12/16 - Théâtre Le Forum - Fréjus (83)
22/12/16 - Théâtre Saint-Louis - Cholet (49)
15/01/17 - Café de la Danse - Paris (11ème)
06/05/17 - Salle Ravel - Levallois (92)

billetterie : weezevent

Nola Black Soul
Zaf Zapha et Tout s'métisse

Théâtre Jean Vilar, à Vitry sur Seine.

nora black nora black Dans le cadre du 30ème Festi’val de Marne, nous avons assisté à cette »Odyssée vaudou », avec quatre formidables musiciens..
C'est l'histoire de l'envoûtement d'un musicien qui, pour avoir oublié la puissance de son âme noire, se retrouve victime d’un sort vaudou. Affublé d’un impressionnant masque d’alligator, il devra, pour s’en débarrasser, faire un retour aux pays de ses ancêtres.
Et nous assistons donc, à un formidable voyage à travers la musique cajun, le gospel et le jazz, car il devra traverser des lieux aussi différents que l'Afrique, la Caraïbe et le delta du Mississippi qui l’amènent à la découverte de ce métissage, musical.
C’est un véritable conte musical, dans lequel l’histoire nous tient en haleine, servie par des musiques jouées avec un grand professionnalisme, une mise en scène très inventive et la plasticité des musiciens qui se transforment, au fil du voyage, en des personnages différents. nora black

Un spectacle écrit et mis en scène par Laurent Gachet avec
,
Kate Combault (voix, percus),
Philippe Anicaux (voix, claviers, tuba, trombone, trompette, guimbarde, percus),
Ludovic Leleu (voix, claviers, guitare, banjo, caisse claire)

À partir de 8 ans

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ADEM 4 rue Lucie 94350 Villiers sur Marne 01 49 30 94 67 e-mail: association.adem@wanadoo.fr